L’utérus est l’organe musculaire creux dans lequel se produit la grossesse chez la femme. Comme c’est le cas des autres organes, l’utérus peut également développer un cancer, ce qui peut compromettre la capacité de reproduction.

Il est important d’offrir à la patiente la possibilité de préserver sa fertilité face à tous types de cancer en vitrifiant ses ovocytes pour qu’elle puisse reporter sa maternité si elle le souhaite, même s’il faut savoir que dans le cas du cancer de l’utérus il est possible que sa capacité pour porter un enfant soit affectée.

Il y a une grande opposition au traitement chirurgical en raison du désir de devenir mère, mais les traitements conservateurs présentent le risque de traiter le cancer de manière incomplète.

Symptômes

Les symptômes les plus communs du cancer de l’utérus sont les suivants :

  • Saignement vaginal anormal
  • Mictions fréquentes
  • Difficulté à uriner ou douleur en urinant
  • Douleur pendant les relations sexuelles
  • Douleur au niveau de la zone pelvienne
  • Perte de poids

Le saignement vaginal anormal est un symptôme très habituel et qui apparaît de manière précoce dans le cancer de l’utérus.

Ces symptômes sont aussi communs à d’autres maladies ou affections, c’est pourquoi il est important de consulter son médecin pour en déterminer la cause.

Types et facteurs de risque

Selon leur emplacement, il existe deux types de cancer de l’utérus :

  • Cancer de l’endomètre : c’est le type le plus commun. Il affecte l’endomètre, la paroi interne de l’utérus dont l’épaisseur change au cours du cycle menstruel pour permettre l’implantation de l’embryon.
  • Sarcome utérin : c’est une forme peu fréquente qui affecte le muscle de l’utérus et le tissu qui le soutient.

En général, lorsqu’on parle de cancer de l’utérus, on fait référence au cancer de l’endomètre car c’est celui qui a le plus d’incidence.

Le risque de cancer de l’endomètre peut augmenter en cas d’obésité, hypertension artérielle, diabète sucré et prise d’œstrogènes (sans progestérone). En cas de sarcome utérin, le risque peut s’accroître du fait de la radiothérapie pratiquée au niveau du bassin.

De plus, le traitement du cancer du sein au tamoxifène peut accroître le risque de cancer de l’endomètre et de sarcome utérin.

Diagnostic

Pour établir un diagnostic sûr de ce type de cancer, il faut procéder à un examen pelvien. Cela consiste à palper la taille, forme et position de l’utérus et des ovaires en introduisant un ou deux doigts dans le vagin et en exerçant à la fois une pression sur la partie basse de l’abdomen avec l’autre main.

On examine aussi l’utérus et les ovaires par échographie transvaginale pour détecter des tumeurs ou anomalies.

Pour analyser les cellules de l’utérus, il faut réaliser une dilatation et un curetage et extraire des échantillons de tissu du revêtement interne de l’utérus pour pouvoir ainsi les analyser. On peut aussi analyser les cellules par biopsie de l’endomètre.

Traitement et fertilité

Le traitement dépend du type de cancer de l’utérus que la patiente présente et du pronostic établi selon la taille et le type de tumeur. On peut en général affirmer que le sarcome utérin est plus difficile à soigner que le cancer de l’endomètre.

La chirurgie est le traitement le plus habituel pour les deux types de cancer de l’utérus car elle permet d’éviter que le cancer continue de se développer et de s’étendre à d’autres tissus et organes. Les chirurgies réalisées ont pour objectif d’extirper les ovaires et les trompes (salpingectomie bilatérale) et/ou l’utérus (hystérectomie).

On trouve aussi d’autres traitements comme la radiothérapie, la chimiothérapie, la thérapie hormonale et l’immunothérapie.

Si le traitement choisi est la chirurgie, ce qui est normalement le cas, il peut devenir nécessaire de recourir à la gestation pour autrui pour atteindre la maternité.

Si on emploie l’un des autres types de traitement au lieu de la chirurgie, la femme pourrait tomber enceinte dans le futur, même si la radiothérapie et la chimiothérapie ont un effet négatif sur la fertilité.

Il devient donc primordial d’offrir à ces patientes la possibilité de préserver leur fertilité avant de débuter le traitement, car la qualité et quantité d’ovocytes vont être gravement perturbées.

Un commentaire

  1. avatar
    hanane

    On m’a malheureusement diagnostiqué un cancer de l’endomètre il y a deux mois et je pense à faire congeler mes ovocytes avant la chirurgie mais j’ai beaucoup de doutes sur l’effet de la congélation sur mes ovocytes. Et si leur qualité diminue et qu’on ne peut plus les féconder ? Quelles solutions ?

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