Étapes de la gestation pour autrui

La gestation pour autrui n’étant pas autorisée en France, les personnes souhaitant avoir un enfant en ayant recours à cette technique, doivent se rendre à l’étranger.

Qu’est-ce que la gestation pour autrui ?

La première question que se posent les personnes souhaitant débuter ce processus est que veut dire exactement la gestation pour autrui, en quoi consiste-elle et par où commencer pour réaliser son projet parental.

La première chose à faire pour réaliser une gestation pour autrui est de prendre contact avec des professionnels en la matière. Cela peut se faire de deux manières:

  • Prendre contact directement avec l’agence de gestation pour autrui étrangère.
  • S’adresser à des agences de conseillers nationaux qui agiront en tant qu’intermédiaires durant tout le processus.
  • Il est important de s’entourer des bonnes personnes. La gestation pour autrui est un processus éthiquement juridiquement complexe, c’est pourquoi il est essentiel d’être accompagné par des experts.

    Se limiter aux informations trouvées sur Internet peut être risqué car il est très probables qu’elles proviennent de sources peu fiables et trompeuses.

    L’interprétation des lois est très diverses, il est donc préférable de faire appel aux conseils de spécialistes nationaux ou du pays où la gestation pour autrui sera réalisée.

    L’agence de conseil se chargera notamment des tâches suivantes : organisation des entretiens avec les agences du pays de destination, avec les mères porteuse et autres participants dans le processus; contrôle des mouvements économiques; rendre compte régulièrement de tout ce qui concerne le processus; conseil juridique; soutien psychologique, etc.

    Si les futurs parents le souhaite, l’agence pourra également les accompagner physiquement lors de leur voyage et les aider une fois sur place en faisant office d’interprète.

    Choisir le pays de destination

    Chaque pays régit de manière différente tout ce qui concerne les techniques de procréation médicalement assistée. Certains pays comme les États-Unis par exemple, dispose de plusieurs législations en fonction de l’état dans lequel on se trouve.

    Il est essentiel de bien connaître les critères requis ainsi que les conditions légales de chaque pays afin de pouvoir choisir la destination la mieux adaptée à ses besoins et à sa situation.

    Les États-Unis, le Canada, la Russie, l’Ukraine et la Grèce sont les destination les plus sûres et offrant les meilleures garanties en gestation pour autrui.

    Au contraire, les pays tels que l’Inde ou la Thaïlande ne sont pas sûrs et n’offre aucune garantie légale, malgré qu’ils soient économiques. En effet, ces pays ont récemment restreints l’accès aux citoyens étrangers en raison de nombreux problèmes survenus.

    Sélection de la mère porteuse

    Une fois après avoir pris contact avec l’agence et après avoir choisi sa destination, l’étape qui angoisse le plus les futurs parents est la recherche de la femme qui portera leur enfant.

    Il s’agit d’une étape très importante. En effet, malgré le fait que la mère porteuse et l’enfant ne partage aucun lien biologique, cette dernière joue quand même un rôle central dans le processus puisque c’est elle qui porte et donne naissance à l’enfant.

    Si un don de gamètes est nécessaire, que ce soit un don d’ovocytes ou un don de sperme, c’est également à ce moment-là qu’il faudra choisir le donneur et/ou la donneuse. Si en France le don est un acte anonyme et que la sélection des donneurs revient à la clinique de fertilité, dans d’autres pays, les futurs parents peuvent choisir librement les donneurs.

    Documents médicaux et juridiques

    Dans certains pays, les futurs parents devront se soumettre à un bilan médical complet afin d’écarter la présence de maladies graves (VIH, hépatite, etc.) et pour prouver leur capacité émotionnelle avant de débuter le processus. Dans certains pays, il sera également nécessaire de réaliser des tests médicaux afin de déterminer la raison pour laquelle la gestation pour autrui est le traitement de fertilité le plus adapté.

    La mère porteuse devra également se soumettre à un bilan médical complet pour prouver qu’elle est en bonne santé et pour déterminer si elle est physiquement et émotionnellement prête à agir en tant que tel.

    C’est également à ce moment-là que les deux parties signent le contrat d’honoraires de rétention afin de s’assurer de disposer de fonds quand le cycle débutera. Les futurs parents devront souscrire une assurance pour la mère porteuse. Si cette dernière a déjà sa propre assurance, ils devront souscrire à une prime d’assurance.

    Toutefois, cette étape n’est pas requise partout car tous les pays n’exige pas de souscrire une assurance maladie ou une assurance vie.

    Une fois qu’il est certifié que la mère porteuse et les parents sont en bonne santé et prêts à débuter le traitement, toute la documentation juridique est préparée pour pouvoir signer les contrats et les accords.

    Fécondation in vitro et grossesse

    Après avoir passé les examens médicaux et après avoir signé les accords légaux, le traitement médical peut alors débuter, c’est-à-dire le traitement de procréation assistée.

    La clinique de fertilité choisira la technique reproductive la plus adaptée en fonction de la situation des futurs parents et de la nécessité ou pas d’un don d’ovocytes et/ou de spermatozoïdes.

    Si la future mère apporte ses ovocytes pour la FIV, elle devra se soumettre à la stimulation ovarienne et au prélèvement des ovocytes (ponction folliculaire). En cas de don d’ovocytes, c’est la donneuse qui devra s’y soumettre.

    Ensuite, l’échantillon de sperme (du conjoin ou d’un donneur) sera collecté, préparé puis fusionnés en laboratoire avec les ovocytes pour la fécondation.

    Après une période de 3 à 7 jours de culture embryonnaire, les embryons de meilleure qualité seront sélectionnés puis transférés à l’intérieur de l’utérus de la mère porteuse en espérant qu’ils s’implantent et donnent lieu à une grossesse.

    Environ 10-12 jours après le transfert des embryons, un test de grossesse sera réalisé. Si le test est positif, le résultat sera confirmé 10 jours après à l’aide d’ultrasons.

    Si la grossesse est confirmée, la mère porteuse prendra rendez-vous auprès de son gynécologue qui déterminera les soins nécessaires.

Un commentaire

  1. avatar
    porteuse01

    Bonjour, vous savez si je peux être mère porteuse à l’étranger alors que je suis française?