Fécondation in vitro

Tous les processus de gestation pour autrui sont réalisés à travers la technique de procréation assistée appelée fécondation in vitro ou FIV. On la définit comme la technique par laquelle on extrait les ovocytes par ponction folliculaire pour les féconder postérieurement au laboratoire avec les spermatozoïdes de l’homme. On maintient la culture des embryons jusqu’au moment où on programme le transfert embryonnaire.

Il existe d’un côté la FIV conventionnelle, où les ovocytes sont mis en contact avec les spermatozoides, et d’un autre côté, l’ICSI (injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde), où le spécialiste en FIV sélectionne le meilleur spermatozoïde et l’introduit à l’intérieur de l’ovocyte à l’aide d’une micropipette. Nous vous expliquerons dans cet article les détails sur la FIV conventionnelle.

Conditions

Pour pouvoir réaliser la fécondation in vitro, il faut que la femme soit en mesure de produire des ovocytes après la stimulation ovarienne, de plus ces ovocytes doivent atteindre le stade de maturation approprié qu’on appelle métaphase II ou MII. C’est à ce moment-là que les ovocytes peuvent être fécondés. Chez l’homme, il est nécessaire de trouver au moins 3 millions de spermatozoïdes par millilitre après le comptage de spermatozoides mobiles, appelé également REM.

Si on ne dispose pas des gamètes (que ce soit en raison d’une maladie ou de l’absence de partenaire masculin/féminin), on peut toujours recourir au don de sperme et à l’ovodonation pour obtenir les embryons.

Processus

Le processus de FIV dans le cas de la gestation pour autrui est exactement le même à chaque étape, l’unique différence est que le transfert embryonnaire est réalisé à la mère porteuse. Si la gestation pour autrui est réalisée dans un pays différent du pays d’origine des parents, ce sera normalement dans celui de la mère porteuse. S’il s’agit d’un couple hétérosexuel avec des problèmes pour porter un enfant, on réalisera les étapes suivantes, tandis que si les gamètes ne viennent pas des parents, ce sont les donneurs qui réaliseront cette partie du processus.

Stimulation ovarienne

On administre un traitement pour contrôler le cycle ovarien et développer un plus grand nombre d’ovocytes au cours d’un cycle.

Ponction folliculaire

Une fois que le gynécologue observe que la taille des follicules matures a atteint 15-18 mm, il réalise la ponction pour extraire les ovocytes. Cette intervention est simple et on la réalise habituellement avec sédation ou anesthésie.

Préparation du sperme

L’échantillon de sperme obtenu est préparé au laboratoire, en excluant les spermatozoïdes de mauvaise qualité pour sélectionner ceux qui présentent une meilleure mobilité.

Insémination des ovocytes

On met en contact les ovocytes et les spermatozoïdes pour que le spermatozoïde féconde l’ovocyte.

Culture des embryons

On réalise un suivi du développement de embryons, en analysant leur rythme de division et croissance.

Transfert embryonnaire

On détermine le nombre d’embryons à transférer et on sélectionne ceux de meilleure qualité, qui sont ceux qui auront les meilleures probabilités de s’implanter dans l’endomètre de la mère porteuse ou gestatrice.

Résultats

Même si chaque clinique a un taux de réussite différent, on considère en général que la probabilité de grossesse est de :

  • Près de 40% chez les femmes de moins de 35 ans.
  • Entre 25 et 35% chez les femmes de 35 à 37 ans
  • Entre 20 et 25% chez les femmes de 38 à 40 ans.
  • Entre 8 et 13% chez les femmes de plus de 40 ans.

La probabilité de réussite est plus élevée si on emploie des gamètes de donneur. Par ailleurs, l’implantation dans le cas de la gestation pour autrui est plus simple car la mère porteuse n’a aucun problème de fertilité et elle a normalement eu d’autres enfants auparavant.

Un commentaire

  1. avatar
    LisaF

    Comment décide-t-on du nombre d’embryons à transférer ??