Quand est-ce qu’on réalise la biopsie pour le DPI ?

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    GerardetMarie

    La clinique dans laquelle nous sommes en traitement FIV va réaliser le DPI sur les blastocystes. J’ai lu quelques trucs et tous les articles disent que normalement le DPI est réalisé sur les embryons à j3. Comment ça se fait qu’on nous le fait sur les blastocystes? Qu’est-ce qui est mieux?
    Merci beaucoup.

    15/06/2016 à 9:32
    #427 Répondre
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    Emna Mzah
    Spécialiste en gestation pour autrui

    Bonjour GerardetMarie,

    La biopsie pour l’analyse génétique peut être réalisée à plusieurs moments. En effet, on peut même la réaliser sur l’ovocyte, mais, dans ce cas-ci, il est évident que seul le matériel génétique de l’ovocyte est analysé et pris en compte.

    Cette méthode est la moins utilisée parce qu’elle ne présente pas une fiabilité suffisante quant à la prédiction d’anomalies génétiques.

    La biopsie embryonnaire se fait habituellement le jour 3 parce que sa réalisation sur un blastocyste requiert une manipulation plus complexe qui inclut l’utilisation d’un laser, et toutes les cliniques ne disposent pas du matériel nécessaire.

    Cela n’empêche pas que la biopsie puisse être réalisée sur le blastocyste dans votre cas.

    Ne vous inquiétez donc pas, ceci est très habituel.
    Bonne chance à vous deux !

    15/06/2016 à 15:47
    #429 Répondre
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    stephanie

    Coucou, j’ai 27 ans et je suis porteuse du gène de la mucoviscidose (seulement porteuse, pas malade). Même si je ne pense pas avoir d’enfants tout de suite, mon ami et moi on pense commencer l’année prochaine ou celle d’après. Je voulais savoir si le DPI peut me permettre d’éviter de transmettre ça à mon futur enfant, et comment ça marche concrètement.

    23/06/2016 à 16:19
    #430 Répondre
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      Emna Mzah
      Spécialiste en gestation pour autrui

      Bonjour stephanie,

      Si votre compagnon n’est pas porteur du gène de la mucoviscidose, votre futur enfant aura environ 50% de chances d’être porteur de ce gène. Le DPI est donc une technique appropriée pour votre cas.

      En effet, le DPI permet, dans le cadre d’une fécondation in vitro conventionnelle ou une ICSI, de repérer les embryons qui ne sont pas affectés par ces troubles de transmission génétique et de les sélectionner pour les transférer dans l’utérus de la future mère. De cette façon, vous serez sûre que votre enfant ne sera pas porteur de cette maladie.

      Sachez que cette technique de prévention a généralement un coût assez élevé, qui dépendra de chaque cas particulier et de chaque clinique. Je vous conseille donc de vous rendre dans une clinique de fertilité une fois vous que vous aurez décidé de concevoir il sauront vous renseigner le moment venu.

      A bientôt !

      24/06/2016 à 12:55
      #431 Répondre
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    Anonyme

    J’ai de bons ovules mais pas d’utérus et un mari qui a un bon spermogramme. J’ai aussi une mère porteuse.
    Y a-t-il des cliniques qui nous accepteraient pour les traitements de stimulation et le transfert ?

    19/06/2017 à 8:19
    #1929 Répondre
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      Isabelle Gutton
      Spécialiste en gestation pour autrui

      Bonjour Marie-France,

      C’est difficile de vous répondre sans connaître votre pays de résidence. La GPA doit y être autorisée. En France, par exemple, cela ne serait pas possible et les professionnels de la santé qui pratiqueraient cette intervention s’exposeraient à des sanctions.

      Il faudrait aussi savoir où réside la femme qui s’offre à être votre mère porteuse. Elle doit habiter dans un pays où la GPA est légale pour qu’il n’y ait pas de problèmes au moment de l’accouchement. Dans ce cas, le traitement de prélèvement des gamètes, la fécondation et le transfert pourraient se faire dans son pays.

      N’hésitez pas à m’en dire un peu plus pour que je puisse vous répondre plus précisément.

      19/06/2017 à 11:52
      #1930 Répondre
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      Anonyme

      Nous sommes français, habitant en France et la mère porteuse est une amie africaine habitant légalement en France..
      On pensait faire un transfert d’embryon et qu’elle accouche sous x en France. Le père reconnaîtrait l’enfant et la mère l’adopterait ensuite..
      Mais est-ce possible ?

      20/06/2017 à 15:51
      #1932 Répondre
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      Isabelle Gutton
      Spécialiste en gestation pour autrui

      Bonjour Marie-France,

      Je comprends tout à fait votre situation. Je regrette de vous dire qu’à mon avis cette possibilité ne présente aucune sécurité légale.

      D’une part, un accord préalable de GPA entre vous et votre amie pourrait être sanctionné comme incitation à l’abandon, susceptible d’être puni de 6 mois d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende.

      Par ailleurs, tout professionnel de la médecine qui pratiquerait une activité de procréation médicalement assistée contraire au Code la santé publique (ce qui serait le cas d’un transfert embryonnaire pour une GPA) s’exposerait à des sanctions importantes, de l’ordre de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Je doute que vous puissiez trouver une clinique en France qui s’expose à de telles sanctions.

      Je vous invite à lire notre article : La GPA en France.

      Il y a quelques mois, j’évoquais moi-même la possibilité de l’accouchement sous X avec un lecteur. D’une part, son cas était un peu différent, puisque seul l’accouchement aurait eu lieu en France ; d’autre part, après de nouvelles vérifications, je n’oserais plus le présenter comme une solution aujourd’hui car le manque de garanties et les risques légaux me semblent trop importants.

      Vous pouvez peut-être consulter un avocat spécialisé en droit de la famille pour qu’il vous éclaire sur les conditions exactes de l’accouchement sous X, que je ne connais pas suffisamment. Par exemple, j’ignore si une femme qui a réalisé un transfert embryonnaire (donc, un traitement de PMA) peut ensuite accoucher sous X. Si vous ne le connaissez pas, je vous renvoie au lien suivant : L’accouchement sous X en France.

      Bien entendu, je ne peux non plus vous conseiller de falsifier l’acte de naissance, ce qui vous exposerait vous-même à des peines de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

      Je regrette de ne pas pouvoir vous venir plus en aide, mais votre projet me semble semé d’embûches et difficilement viable en France.

      20/06/2017 à 16:36
      #1933 Répondre
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