L'adoption monoparentale ou célibataire consiste en l'adoption d'un enfant par une personne non mariée, homme ou femme.
Ce modèle familial est accepté en France pour adopter, mais aussi dans d'autres pays comme le Vietnam, l'Inde ou la Colombie.
Cependant, d'autres pays autorisent également l'adoption internationale monoparentale, mais seulement pour les femmes célibataires.
Vous trouverez ci-dessous un index avec tous les points que nous allons traiter dans cet article.
De nos jours, les femmes célibataires ont plus de facilité à être mères que les hommes célibataires, car elles n'ont besoin que d'un traitement de procréation assistée avec don de sperme pour cela.
Par contre, les hommes qui veulent devenir pères sans l'intervention d'une femme n'ont que ces deux options :
Il y a aussi une autre option pour les parents seuls par choix qui devient très à la mode : la coparentalité. Il s'agit d'avoir un enfant en commun sans que les parents soient en couple ou aient un lien amoureux entre eux.
Selon les articles 343 et suivant du Code civil et la loi 96-604 du 16 juillet 1996, les conditions requises pour l'adoption monoparentale sont:
Il est possible que les personnes célibataires doivent affronter une liste d'attente plus longue que les couples hétérosexuels.
Comme nous l'avons déjà dit, les personnes célibataires qui veulent être parents par choix peuvent entamer un processus d'adoption tant en France que dans un pays étranger avec lequel il existe des accords d'adoption.
Les procédures d'ouverture d'une procédure d'adoption en France sont les mêmes pour les familles monoparentales que pour les familles biparentales.
En premier lieu, la personne intéressée par l'adoption devra s'adresser à l'Aide Sociale à l'Enfance de son département et présenter une demande d'agrément.
Il y a un délai de 2 mois entre la demande d’agrément auprès du Conseil Général et la confirmation de la demande. Durant cette période, il faut avoir assister à une réunion d’information sur l’adoption afin de comprendre tout ce que ce processus implique.
Après cette première phase, ils devront réaliser des entretiens psychologiques et socio-éducatifs pour évaluer leurs capacités d’accueil et la cohérence de leur projet d’une manière plus personnelle. Si les demandeurs remplissent les critères d’évaluation et ils sont considérés comme aptes à adopter, ils recevront l’agrément pour adopter et seront inclus dans une liste d’attente.
Ensuite, vient le moment de l'apparentement, il s'agit de la mise en relation entre l’enfant et l’adoptant et est effectué par l’autorité qui est en charge de l’enfant.
Par la suite, intervient le jugement d'adoption: il s’agit d’une décision rendue par une juridiction de premier degré (tribunal de grande instance). Après avoir déposé la requête en adoption, le tribunal vérifie que les conditions légales de l’adoption sont remplies et apprécie la possibilité de l’adoption en fonction de l’intérêt de l’enfant. Cette procédure judiciaire officialise la création du lien de filiation et permettra la transcription de celle-ci à l’état civil.
Lors d'une adoption à l'étranger, comme pour une adoption nationale, il faut obtenir l'agrément.
Une fois obtenu, il faut entreprendre les démarches soit de manière individuelle, soit par l'intermédiaire de l'Agence Française de l'Adoption ou des OAA (Organismes Autorisés pour l'Adoption).
Que ce soit par démarche individuelle (seulement possible dans les pays qui n'ont pas ratifié la Convention de la Haye de 1993) ou par l'intermédiaire de l'AFA ou d'OAA, il est nécessaire de prévenir la MAI (Mission pour l'Adoption Internationale) concernant la ou les demandes d'adoption.
Comme dans une adoption nationale, l'apparentement correspond à la mise en relation entre l’enfant et l’adoptant et est effectué par l’autorité qui est en charge de l’enfant. Dans le cas de l’adoption internationale, il s’agit de l’organisme qui a guidé les parents adoptifs dans leurs démarches.
Ensuite intervient la décision de justice.
Il s’agit d’une décision rendue par une juridiction de premier degré (tribunal de grande instance). Après avoir déposé la requête en adoption, le tribunal vérifie que les conditions légales de l’adoption sont remplies et apprécie la possibilité de l’adoption en fonction de l’intérêt de l’enfant. Cette procédure judiciaire officialise la création du lien de filiation et permettra la transcription de celle-ci à l’état civil.
Selon la loi de l’État d’origine, cette décision judiciaire ou administrative valide l’ensemble de la procédure locale et autorise officiellement l’adoption par des ressortissants étrangers.
Il y a deux cas de figure:
Enfin, Un visa long séjour adoption (VLSA) est délivré à l’enfant adopté par le Consulat de France compétent, après interrogation de l’Autorité Centrale de l’Adoption internationale (ACAI). Ce visa permet aux autorités françaises de valider la procédure d’adoption, d’autoriser l’arrivée en France de l’enfant, et est nécessaire dans le cadre des démarches judiciaires à accomplir en France (jugement d’adoption, transcription…).
L'adoption internationale monoparentale est donc un peu plus compliquée, car chaque pays fixe ses propres critères pour ce modèle familial.
Voici quelques-unes des particularités qu'une seule personne qui décide d'adopter à l'étranger peut trouver:
Maintenant, nous allons indiquer les pays qui acceptent actuellement l'adoption monoparentale et quelles sont leurs conditions:
Pour en savoir plus sur l'adoption internationale, nous vous conseillons la lecture de cet article: L’adoption internationale: Informations et conseils sur les démarches.
Non. Actuellement, en Russie, ce sont seulement les couples hétérosexuels et mariés qui peuvent adopter.
Vous pouvez trouver davantage d'informations sur les pays étrangers où il est possible d'adopter dans cet article: Dans quels pays les Français peuvent-ils adopter?
Non.
En France, si une personne adopte un enfant dans le cadre d'une adoption plénière, elle devient le seul parent de cet enfant. L'adoption plénière a pour effet de couper tout lien avec la famille d'origine, donc cela reviendrait à retirer l'adoption à l'un pour la redonner à l'autre, ce qui n'a pas de sens.
Cependant, le conjoint peut faire une demande d'adoption simple car celle-ci ne détruit pas les liens familiaux.
En plus de l'adoption, les hommes célibataires ont d'autres options pour devenir pères. Vous pouvez lire à ce sujet dans l'article suivant: Être père célibataire.
Concernant les femmes célibataires qui souhaitent être mères, voici un article qui pourrait vous intéresser: GPA pour femme célibataire: un projet de maternité viable?
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