Choisir le sexe du bébé

Par (embryologiste) et (babygest staff).
Dernière actualisation: 25/08/2016

Le fait de préférer un garçon ou une fille lorsque l’on cherche à tomber enceinte est quelque chose de très habituel dans la société. Cependant, à l’heure actuelle, les nouvelles technologies de procréation assistée permettent cette possibilité avec toutes les garanties, c’est pourquoi de plus en plus de couples demandent à disposer de la possibilité de choisir le sexe de leur futur bébé.

Tous les pays ne se montrent pas favorables au choix du sexe par les parents quand c’est simplement en raison de leur désir d’avoir un enfant d’un sexe déterminé et non pas pour des motifs thérapeutiques. Ainsi, les pays dont la législation le permet reçoivent de nombreux touristes qui souhaitent avoir un enfant du sexe désiré.

Analyse génétique à des fins thérapeutiques

La loi de bioéthique du 7 juillet 2011 interdit formellement le recours à des techniques ou manipulations génétiques qui permettent d’obtenir le sexe désiré à des fins non thérapeutiques ou à des fins thérapeutiques non autorisées.

En France, on ne permet l’application de ces techniques de sélection embryonnaire que dans le but d’éviter la naissance d’enfants avec des anomalies génétiques graves. Les maladies liées au sexe comme l’hémophilie ou le daltonisme affectent généralement les hommes, on sélectionnera donc les embryons de sexe féminin afin d’empêcher le développement de la maladie.

La Russie, le Canada ou le Royaume-Uni présentent des législations similaires à la française, puisqu’ils interdisent la sélection non thérapeutique, en admettant avec certaines conditions la sélection thérapeutique du sexe.

À l’inverse, des pays comme les États-Unis, le Mexique, la Jordanie, le Nigeria, le Panama, la Thaïlande ou l’Inde permettent la sélection du sexe avec des fins non thérapeutiques, c’est-à-dire dans le seul but de réaliser le rêve des parents.

Sélection du sexe aux États-Unis

Les États-Unis sont l’une des destinations les plus habituelles pour la gestation pour autrui, c’est pourquoi ce pays dispose d’une expérience considérable et offre des garanties légales. On permet la sélection du sexe des embryons aussi bien pour la fécondation in vitro (FIV) conventionnelle que pour la gestation pour autrui.

La législation américaine considère qu’il est possible qu’un couple recherche un équilibre familial en expérimentant l’éducation des deux sexes.

Selon les données d’une recherche sur la sélection du sexe aux États-Unis :

  • 26,6% cherchent à avoir un enfant de chaque sexe et 73,3% avaient déjà deux enfants du même sexe ou plus.
  • Parmi les couples qui choisissent le sexe, 48,4% préfèrent avoir une fille et 51,6% un garçon.

Il est important de souligner qu’il existe un équilibre parmi les couples occidentaux, alors que ce n’est pas le cas pour les couples originaires de Chine ou d’Inde, qui montrent une préférence pour le genre masculin.

Près de 50% des traitements de DPI (technique qui permet l’analyse génétique de l’embryon) réalisés aux États-Unis cherchent uniquement à connaître le sexe du bébé et non pas à déterminer la présence d’une quelconque anomalie génétique.

Comment sélectionne-t-on le sexe des embryons ?

Il y a deux principales techniques qui permettent de connaître le sexe du futur bébé avant le transfert et après l’implantation de l’embryon, l’une d’entre elles pouvant le faire avant même la fécondation.

  • Diagnostic génétique préimplantatoire (DPI) : consiste à extraire une cellule de l’embryon avant le transfert pour analyser ses chromosomes de manière à connaître le sexe de l’embryon. C’est la technique employée dans les cas de sélection thérapeutique du sexe. La fiabilité du diagnostic est de presque 100%.
  • Tri du sperme (sperm sorting ou microsort) : c’est une technique qui sépare les spermatozoïdes en fonction de leur poids et taille. Les spermatozoïdes avec un matériel génétique de type X ont 2% d’ADN en plus et sont plus grands si on les compare avec les spermatozoïdes avec un chromosome Y.

Une fois qu’on a séparé les spermatozoïdes, on emploie uniquement ceux qui ont un chromosome du sexe désiré pour la fécondation in vitro, X si on souhaite que ce soit une fille et Y si on souhaite avoir un garçon.

La fiabilité de cette technique n’est pas de 100%. D’ailleurs, selon une recherche étasunienne, le taux de succès est de 90% quand on cherche à avoir un enfant de sexe féminin et de 73% dans le cas d’un enfant de sexe masculin.

Notre équipe réalise un effort éditorial important, en partageant cet article, vous nous aidez et nous motivez à continuer notre travail.

Auteurs et collaborateurs

 Andrea Rodrigo
Andrea Rodrigo
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitaire en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale. En savoir plus sur Andrea Rodrigo
Adapté au français par:
 Isabelle Gutton
Isabelle Gutton
Babygest Staff

Toutes les nouveautés sur la procréation médicalement assistée sur nos réseaux.