Je suis homosexuel et je peux être père: je choisis la GPA ou l’adoption?

Par (directrice de babygest) et (babygest staff).
Dernière actualisation: 25/11/2016

La société accepte de plus en plus le fait que les couples homosexuels puissent aussi avoir des enfants. Lorsqu’un couple d’hommes décide d’agrandir la famille et de devenir pères, ils peuvent prendre trois chemins différents pour atteindre leur but:

Dans cet article, nous allons évoquer les deux dernières, car en plus d’être les options les plus courantes, ce sont les deux façons d’assumer une paternité totale, c’est-à-dire, sans la partager avec une autre personne.

Être parents biologiques

Une personne, à sa naissance hérite de la moitié de sa charge génétique par l’ovule et l’autre moitié par le spermatozoïde. Un couple homosexuel masculin ne peut fournir que la partie spermatique. Par conséquent, ils auront besoin de don d’ovocytes afin de créer un nouvel être.

De plus, pour que cette combinaison génétique donne naissance à l’enfant attendu, il sera nécessaire d’obtenir l’aide d’une femme, communément appelée mère porteuse, qui peut porter l’embryon et donner naissance au futur bébé.

Ce processus est connu sous le nom de gestation pour autrui. Il est utilisé par les couples hétérosexuels et homosexuels. Cependant, c’est la seule option reproductive qui permet aux couples gays de devenir pères biologiques.

C’est l’une des grandes différences avec l’adoption car cela devient une alternative que possède ce nouveau modèle familial. Grâce à la gestation pour autrui, deux hommes peuvent vivre l’expérience d’avoir un enfant qui partage au moins la moitié de leur charge génétique avec un de leur père.

L’adoption pour les couples homosexuels

Adopter, c’est « recevoir comme un enfant, avec les exigences et les solennités établies par la loi, celui qui n’est pas naturellement un enfant ». En d’autres termes, c’est prendre la responsabilité de l’éducation d’un enfant dont les parents biologiques ne peuvent s’occuper de lui. Ainsi, ce sont donc les parents adoptifs qui assument la responsabilité légale de l’enfant.

La principale différence entre la gestation pour autrui et l’adoption, en plus de la contribution de la charge biologique, est que la décision d’avoir un enfant est prise par les futurs parents. La seule raison pour laquelle ce nouvel être humain est dans le monde est le désir de ses parents.

La femme qui donne ses ovules et la mère porteuse permettent à ce désir de se réaliser. Mais la raison de son existence est la joie de ses futurs parents de l’avoir, avant même sa naissance.

De son côté, l’adoption est un acte de générosité par lequel un couple décide d’accueillir un enfant déjà né dans le but d’améliorer ses conditions de vie et de lui permettre d’être élevé dans un meilleur environnement familial.

Les deux options sont également licites et respectables, et selon les préférences et l’idéologie de chaque couple, il sera plus approprié de choisir l’une ou l’autre. Après tout, ce qui compte, c’est l’éducation et l’affection que l’enfant reçoit tout au long de sa vie et non le processus par lequel ses parents sont définitivement devenus ses parents.

Statut juridique de l’adoption homoparentale

L’adoption par des couples homosexuels n’est pas légale dans tous les pays. Dans de nombreux cas, un couple homosexuel ne peut pas adopter ensemble.

De nombreux homosexuels qui éduquent ensemble leurs enfants adoptés ont adopté en se présentant comme célibataire, parfois même en cachant leur statut sexuel. Dans ce cas, un seul membre du couple détient l’autorité parentale.

Dans la pratique, il est peu probable que des couples homosexuels adoptent des enfants d’autres pays parce que la majorité des pays limitent l’adoption aux couples marié et hétérosexuels. Chaque couple doit s’informer sur la législation en vigueur dans son propre pays et, le cas échéant, de la législation en vigueur dans le pays d’origine de l’enfant.

Vos questions fréquentes

Est-ce qu’un couple homosexuel peut trouver une mère porteuse en France?

Par Marie Tusseau (babygest staff).

La loi de bioéthique n° 94-653 du 29 juillet 1994 affirme le principe de non patrimonialité du corps humain et interdit explicitement la gestation pour autrui en vertu de la préservation de l’ordre public.

De plus, l’article 16-7 du Code Civil établit clairement la nullité du contrat entre les parents d‘intention et la mère porteuse : « Toute convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d’autrui est nulle ».

Enfin, le code pénal prévoit des peines à partir de 6 mois d’emprisonnement et 7500€ d’amende.

Pour devenir parents, les couples homosexuels doivent se rendre à l’étranger (principalement certains états des États-Unis et le Canada) pour avoir recours à une GPA.Dans ce cas, ils ne sont pas passibles de sanctions puisque le processus se déroule sur un territoire soumis à une juridiction différente.

Cependant, la vraie difficulté surgit lorsque ces parents reviennent avec leur bébé, pour le faire inscrire sur le registre d’état civil comme leur propre enfant.

Dans quels pays un couple homosexuel peut-il recourir à la GPA?

Par Natalia Álvarez (directrice de babygest).

Parmi les destinations qui permettent le traitement de gestation pour autrui, la législation de chaque pays marque ses conditions en fonction des modèles familiaux envisagés.

Les hommes homosexuels et célibataires ont moins d’options que les couples hétérosexuels et les femmes célibataires. Ils vont généralement au Canada ou aux États-Unis, pays qui admettent n’importe qui, peu importe leur statut sexuel et leur état matrimonial.

Vous pouvez en savoir davantage en accédant à ce tableau: Choisir un pays pour une GPA selon le modèle familial.

Quelle est la position du Pape sur la GPA?

Par Natalia Álvarez (directrice de babygest).

Dans la religion catholique, l’homosexualité est un péché parce qu’elle n’a pas pour fin la procréation.

En outre, aucune technique de procréation assistée n’est approuvée. Elle est considérée comme une forme contre nature de conception, une déviation de la volonté de Dieu.

Par conséquent, l’Église catholique ne reconnaît ni la relation homosexuelle, ni le mariage homosexuel, ni la gestation pour autrui. Il n’approuve pas non plus l’adoption par les couples de même sexe.

Cependant, l’actuel Pape François a exprimé la volonté de ne pas juger les homosexuels et de les intégrer dans la société.

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Si vous êtes homosexuel et que vous souhaitez adopter, vous trouverez toutes les informations nécessaires dans l’article suivant : L’adoption homoparentale: où et dans quelles conditions est-ce possible?.

D’autre part, si vous êtes plus enclin à être un parent par le biais de la gestation pour autrui, vous pouvez être intéressé par cer article: Destinations de gestation pour autrui pour les gays.

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Bibliographie

Auteurs et collaborateurs

 Natalia Álvarez
Natalia Álvarez
Directrice de Babygest
Diplômée en Sciences de l'Entreprise par l'Universidad de Alicante. Plus de 10 ans d'expérience dans le secteur de la PMA en tant que directrice de projet à Reproducción Asistida ORG. Créatrice et directrice en 2013 du premier salon de PMA en Espagne. Elle a eu l'occasion de connaitre les meilleurs professionnels, ainsi que le détail de chaque processus. En savoir plus sur Natalia Álvarez
Adapté au français par:
 Isabelle Gutton
Isabelle Gutton
Babygest Staff

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