Gestation pour autrui altruiste

Quand une femme, un homme ou un couple, homosexuel ou hétérosexuel, décident que le moment est venu d’agrandir la famille et de devenir papas et mamans, une des options disponibles actuellement pour réaliser ce rêve est la gestation pour autrui.

Grâce à cette nouvelle technique de procréation assistée, une femme, appelée mère porteuse, accepte de porter l’enfant d’une autre personne pendant les 9 mois de grossesse pour le remettre à sa mère, son père ou ses parents d’intention une fois né.

Ce processus peut être réalisé de deux manières différentes:

  • D’une part, cela peut être réalisé de manière altruiste, c’est-à-dire que la mère porteuse ne reçoit aucune compensation économique pour les dérangements causés par la grossesse. Dans ce cas-ci, les parents d’intention doivent couvrir les frais médicaux et légaux, en plus des frais dérivés de la grossesse et du bien-être de la mère porteuse pendant le processus. On peut citer parmi ces dépenses les vêtements de grossesse, soins particuliers, prise en charge psychologique, alimentation spéciale, etc.
  • D’autre part, il y a la gestation pour autrui commerciale ou lucrative dans laquelle la mère porteuse reçoit une compensation économique pour la tâche accomplie en plus des dépenses relatives à la grossesse. Tous ces frais sont assumés par la personne ou le couple qui souhaitent devenir parents.

Altruisme dans la gestation pour autrui

Il n’est pas évident de trouver une femme capable de mener une grossesse à terme pour quelqu’un d’autre sans recevoir de compensation. La grossesse implique en effet des altérations de l’organisme qui peuvent être gênantes ou s’accompagner de problèmes associés plus ou moins graves.

Peu de femmes décident d’assumer une grossesse sans connaître la personne ou les parents d’intention qui se soumettent à ce traitement pour devenir parents, et surtout sans rien demander en échange. Toutefois, les cas de parentes ou amies qui décident de devenir mères porteuses sont de plus en plus fréquents.

Même si cela peut paraître surréaliste, il y a des cas où la mère porteuse est à la fois la grand-mère de l’enfant. Il y a aussi des cas où des femmes décident de porter les bébés de leurs soeurs, cousines ou parents plus ou moins proches.

Il devient plus simple dans ces cas-ci de comprendre qu’une personne soit capable de se soumettre à un transfert embryonnaire et à une grossesse postérieure seulement pour le bien d’un proche.

L’un des cas de gestation pour autrui altruiste le plus célèbre est celui de l’actrice Sofia Vergara, dont l’enfant a été porté par l’une de ses meilleures amies pour être ensuite remis à sa naissance à ses parents légaux, c’est-à-dire à l’actrice et à son mari Joe Manganiello.

Pays avec gestation pour autrui altruiste

La gestation pour autrui est une technique de procréation interdite encore aujourd’hui dans beaucoup de pays. Cependant, plusieurs pays l’autorisent uniquement dans la modalité altruiste, c’est à dire sans qu’il soit possible d’établir une compensation économique.

Dans les pays qui interdisent la gestation pour autrui commerciale, la loi stipule que la mère porteuse doit être une parente proche ou une amie intime de la personne ou des parents d’intention et non pas une parfaite inconnue. Ceci est ainsi établi pour éviter le marché noir de gestation pour autrui et pour faciliter le suivi de la grossesse et la réalisation de cette technique.

On trouve certains exemples au Royaume-Uni, au Canada ou au Brésil. En particulier, la loi britannique prévoit le droit de la mère porteuse de résilier l’accord de gestation pour autrui et de garder l’enfant après sa naissance. C’est pour cette raison que les cas de mères/grand-mères sont de plus en plus fréquents au Royaume-Uni.

2 commentaires

  1. avatar
    coralie

    Je me verrais bien prêter mon ventre à ma meilleure amie, mais il faut avoir beaucoup beaucoup de courage pour faire ça!!

  2. avatar
    tanit

    Si c’était autorisé en France je le ferais aussi, j’ai déjà eu deux enfants et je remercie le ciel pour ça, mais je connais beaucoup de femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants par elles-mêmes et pour qui ce serait une vraie solution (ma cousine la plus proche sans aller plus loin…). Et puis si on fait ça avec une proche, on ne peut pas vraiment parler de marchandisation du corps humain puisque ça devient une décision personnelle.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies propres et de tiers pour vous proposer des publicités ciblées adaptés à vos centres d’intérêts et réaliser des statistiques de visites. En savoir plus sur les cookies.