Indications de la gestation pour autrui

Une conférence sur la gestation pour autrui a été organisée le 3 juin 2016 par la clinique Tambre, un centre de fertilité situé à Madrid, et plusieurs médecins sont intervenus pour parler de cette technique sous différents angles : légal, anthropologique, social, médical…

Pendant cette conférence, le docteur Javier Nadal de la clinique Quirón de Barcelone a réalisé un exposé sur les indications médicales qui peuvent amener à recourir à la gestation pour autrui afin de réaliser le souhait d’avoir un enfant.

Le docteur a divisé les principales indications en deux groupes : absolues et relatives. Nous les détaillons-ci dessous.

Il faut prendre en compte que, grâce au progrès de la science et à l’application des nouvelles technologies, de nouveaux traitements et alternatives permettent d’offrir des solutions à certaines pathologies afin de pouvoir mener la grossesse à terme sans risques. Cependant, certaines situations continuent d’empêcher la gestation et sont considérées comme des indications pour la gestation pour autrui.

Indications médicales absolues

Les principales raisons pour lesquelles on recourt à la gestation pour autrui sont :

Altérations utérines

Bien qu’il existe peu de cas, l’absence congénitale d’utérus, connue sous le nom de syndrome de Rokitansky, est l’une des indications pour lesquelles une femme ne peut pas porter son enfant, n’ayant pas d’utérus pour l’accueillir. Il en est de même pour les femmes dont l’utérus a été extirpé en raison de différentes causes de santé.

La présence d’anomalies utérines significatives peut aussi entraîner une incapacité à mener la grossesse à terme. Voici certains exemples de ces altérations :

  • Syndrome d’Asherman grave ou irréparable
  • Utérus en T en raison de l’exposition au DES (diéthylstilbestrol), à la tuberculose, ou à de multiples interventions au niveau de l’utérus
  • Malformations associées aux fausses-couches à répétition
  • Polymyomatose
  • Adénomyose sévère

Contre-indications médicales

Elle doivent être absolues, comme dans les cas de cancer du sein, de l’endomètre ou de l’ovaire, ainsi qu’en présence de certaines maladies auto-immunes comme la colite ulcéreuse, la sclérodermie, l’insuffisance rénale grave ou certaines cardiopathies graves.

Il peut aussi y avoir une pathologie très grave. Dans cette situation, si la grossesse se produit, la maladie pourrait s’aggraver ou entraîner un risque pour le fœtus.

Causes sociales

Il s’agit principalement des cas dans lesquels il existe une incapacité biologique qui empêche la grossesse, c’est-à-dire, dans les cas des couples homosexuels masculins et hommes célibataires. La gestation pour autrui est l’une des possibilités qui permettent ces nouveaux modèles familiaux.

Il peut également arriver qu’une femme recoure à la gestation pour autrui en raison d’une peur incontrôlable de la grossesse et/ou de l’accouchement.

Prise de certains médicaments

L’administration de certains médicaments ou traitements concrets indiqués pour des maladies déterminées peut également empêcher la grossesse, comme c’est le cas de la chimiothérapie ou de certains médicaments pour les maladies auto-immunes.

Des maladies chroniques comme le SIDA ou l’hépatite B avec cirrhose peuvent aussi supposer une incapacité pour porter un enfant.

Indications relatives

D’autres causes qui peuvent dans certains cas empêcher la grossesse et pour lesquelles la gestation pour autrui peut être la solution de procréation indiquée sont :

  • Cause indéterminée liée à l’endomètre : fausses-couches à répétition, échec multiple de FIV ou transferts d’embryons de haute qualité sans que la grossesse ne se produise, et ce, de manière inexplicable.
  • Endométrioses graves et adénomyoses graves. Ce sont de altérations bénignes mais elles se montrent malignes.
  • Âge maternel avancé.

En faisant référence à ce dernier cas, le docteur a lancé une question aux participants de la conférence sur l’âge des femmes qui ont besoin de la gestation pour autrui.

Le docteur avait pour objectif à travers cette question de faire réfléchir sur s’il est éthique ou légitime de ne pas limiter l’âge auquel une femme peut recourir à la maternité de substitution pour devenir mère.

Plusieurs pays comme le Danemark, la Belgique ou l’Espagne posent une limite à l’âge des patientes dans les cas des autres techniques de procréation assistée. Il en est de même pour l’adoption. Cependant, l’âge de la mère intentionnelle n’est pas limité en gestation pour autrui, alors qu’il faut prendre en compte que même si la femme ne subit pas la grossesse, l’éducation d’un enfant comporte aussi un effort considérable qu’on ne gère pas de la même manière à un âge qu’à un autre.

Un commentaire

  1. avatar
    hortense88

    J’ai une endométriose grave avec plusieurs complications et c’est pour cette raison que j’ai décidé de recourir à la GPA, j’attends juste le moment propice à présent.

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