Insémination artificielle

L’insémination artificielle est la technique de procréation médicalement assistée la plus simple puisqu’elle consiste à déposer la préparation de l’échantillon séminal à l’intérieur de l’utérus de la femme.

Cette technique est similaire à ce qui se produit de manière naturelle pendant un rapport sexuel, mais la différence est que lors d’une insémination artificielle on réalise une sélection des meilleurs spermatozoïdes et ceux-ci sont déposés dans le col utérin, tandis que lors d’une insémination naturelle, la totalité de l’éjaculat est déposé dans le vagin.



À l’origine, cette méthode était employée en gestation pour autrui, c’est pourquoi on peut trouver certains ouvrages qui y font référence sous l’appellation de « gestation pour autrui traditionnelle« . L’insémination artificielle n’était pas aussi avancée dans le passé et les probabilités de succès étaient donc très réduites. C’était une procédure habituelle dans les cas des hommes célibataires ou couples gays.

L’insémination artificielle n’est presque plus employée en gestation pour autrui, puisqu’elle implique forcément que la mère porteuse ait un lien génétique avec le bébé. Les futurs parents préfèrent éviter, dans la mesure du possible, que la femme qui porte leur enfant soit aussi celle qui apporte les ovocytes.

Conditions de l’insémination artificielle

L’insémination artificielle est une technique simple et indolore, qui ne permet cependant pas de résoudre de nombreux problèmes reproductifs en raison de sa simplicité. Elle ne peut être employée quand lorsqu’il s’agit de problèmes de fertilité relativement simples et lorsque le problème est que les spermatozoïdes ne peuvent pas atteindre le col de l’utérus.

En gestation pour autrui, elle est employée dans les cas d’hommes célibataires, femmes célibataires, couples gays ou couples hétérosexuels pour lesquels le fait que la mère porteuse apporte aussi les ovocytes ne pose aucun problème.

Les conditions minimales que doit remplir la femme pour pouvoir réaliser une insémination sont :

  • Avoir moins de 35 ans.
  • Capacité d’ovuler.
  • Présenter une perméabilité des trompes suffisante.
  • Bonne réserve ovarienne.

Dans le cas de l’homme, il est nécessaire que son échantillon séminal ait une REM (récupération des spermatozoïdes mobiles) supérieure à 3 millions de spermatozoïdes mobiles par millilitre. Si on ne peut pas compter sur le sperme du futur père, on peut toujours recourir à un don de sperme.

En quoi consiste l’insémination

Les étapes à suivre pour réaliser une insémination artificielle sont simples : il faut d’abord réaliser une légère stimulation de l’ovaire et l’insémination est ensuite programmée pour le moment le plus indiqué.

La procédure est la suivante :

Stimulation ovarienne contrôlée

On administre un traitement médical pour que l’ovaire puisse produire entre 1 et 3 follicules ovariens, et augmenter ainsi les chances de conception par rapport à un cycle naturel. La stimulation est légère, c’est pourquoi on administre de faibles doses d’hormones pour éviter une grossesse multiple.

Pendant la stimulation, le gynécologue réalise un suivi échographique des ovaires pour voir leur réponse et le nombre d’ovocytes qui peuvent être produits.

Induction de l’ovulation

Lorsque le spécialiste considère que les follicules ont atteint la taille adéquate, c’est-à-dire environ 18 mm, il administre l’hormone hCG qui est chargée de déclencher l’ovulation 36 heures après son administration.

C’est à ce moment-là qu’on programme l’insémination dans le but de faciliter la rencontre entre ovocytes et spermatozoïdes.

Préparation de l’échantillon séminal

Cette préparation est appelée capacitation spermatique, et elle consiste à sélectionner les meilleurs spermatozoïdes, en excluant ceux qui sont défectueux ou ne se déplacent pas correctement.

On ne dépose que les spermatozoïdes dotés des meilleures caractéristiques dans la canule d’insémination puisque ce sont ceux qui ont une meilleure capacité de fécondation.

Insémination intra-utérine

L’insémination intra-utérine ne requiert ni anesthésie ni aucun autre traitement spécial. On traverse le col utérin à l’aide de la canule d’insémination, et on fois qu’on atteint le col utérin, on dépose le contenu de la canule avec les spermatozoides capacités.

Soutien de la phase lutéale

Une fois qu’on réalise l’insémination, il faut préparer l’endomètre pour que l’embryon puisse s’implanter. Le médicament employé est la progestérone, qui est habituellement administrée sous forme d’ovules vaginaux ou de comprimés. On n’applique pas d’injections dans ce cas-ci.

Une fois qu’on a conclu le processus d’insémination, il faut attendre environ 15 à 17 jours pour réaliser un test de grossesse et connaître le résultat de l’insémination.

Un commentaire

  1. avatar
    marie

    L’insémination ne peut être réalisée que par un spécialiste ? On peut même la faire soi-même, j’ai vu un reportage dans lequel un couple de lesbiennes commandait l’échantillon de sperme sur le net et elles faisaient l’insémination chez elles au calme !!!

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