Il y a diverses raisons pour lesquelles une femme ne peut pas tomber enceinte et décide de recourir à la gestation pour autrui pour y parvenir.

L’absence d’utérus, qu’elle soit congénitale ou acquise, est l’une des principales causes qui empêchent la grossesse. Les échecs constants lors de traitements de procréation médicalement assistée antérieurs, ainsi que certaines maladies qui pourraient s’aggraver avec la grossesse constituent des indications pour la gestation pour autrui.

Vous trouverez ci-dessous un index avec tous les points que nous allons traiter dans cet article.

Problèmes utérins

Pour pouvoir porter un bébé, il est nécessaire d’avoir un utérus. Les femmes qui souffrent du syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (dysgénésie-aplasie müllerienne) naissent sans utérus, ce qui les empêche de tomber enceintes. Il existe d’autres causes qui empêchent la grossesse :

  • Cancer : le cancer de l’utérus, des ovaires ou des trompes implique souvent une hystérectomie ou extirpation de l’utérus, ce qui rend la grossesse impossible.
  • Malformation utérine : avoir une anomalie anatomique de l’utérus, comme l’utérus cloisonné, bicorne, didelphe ou arqué peut empêcher ou gêner l’implantation de l’embryon et par conséquent la grossesse. L’hypoplasie de l’utérus peut aussi être la cause d’une incapacité pour mener la grossesse à terme.
  • Synéchies ou syndrome d’Asherman : se manifeste par la présence d’adhérences dans des parties de l’utérus. Bien qu’il existe un traitement chirurgical, il n’est pas toujours possible de concevoir après l’opération.
  • Myomatose : la présence de myomes (tumeurs bénignes) ne suppose généralement pas un problème, sauf si leur taille augmente et qu’ils déforment la cavité utérine, auquel cas ils peuvent provoquer une fausse-couche ou empêcher l’implantation de l’embryon.
  • Endométrite : l’endomètre est la couche de muqueuse de l’utérus dans laquelle l’embryon s’implante, ce qui déclenche le début de la grossesse.
  • Polypes, fibromes et/ou kystes : même s’ils peuvent en général être retirés avec des traitements médicaux ou chirurgicaux, il existe des cas graves qui peuvent impliquer une incapacité à tomber enceinte.
  • Éndométriose : se manifeste par l’apparition de tissu de l’endomètre dans différents zones de la cavité utérine, comme l’ovaire ou les trompes de Fallope.

Maladies auto-immunes et grossesse

Par le passé, le fait de souffrir d’une maladie auto-immune systémique supposait une incapacité totale pour tomber enceinte en raison du risque que pouvait impliquer la coexistence de la grossesse et de la maladie, aussi bien pour la santé de la mère que pour celle du fœtus.

De nos jours, grâce aux progrès de la médecine, les femmes avec des troubles immunitaires de gravité modérée peuvent désormais avoir des enfants, même si leurs grossesses doivent être contrôlées de près, puisque ces maladies peuvent impliquer une augmentation de la morbidité et mortalité de la mère et du fœtus.

Dans certains cas, on ne connaît pas assez les effets de la grossesse sur la maladie et inversement, c’est pourquoi on recommande toujours d’éviter la grossesse dans les cas les plus graves de maladies auto-immunes telles que :

  • Lupus érythémateux
  • Sclérose en plaques
  • Myasthénie
  • Diabète sucré
  • Syndrome des antiphospholipides (SAPL)

La plupart de ces maladies n’entraînent pas forcément l’infertilité, c’est-à-dire qu’elles n’empêchent généralement pas la grossesse. Cependant, si on souffre de l’une de ces maladies auto-immunes pendant la grossesse, cela peut supposer un danger pour la vie du fœtus et celle de la mère, spécialement dans les cas les plus graves. Les conséquences de certaines d’entre elles sont encore méconnues étant donné que la prévalence est faible et que les recherches sont réalisées sur des échantillons peu déterminants.

Par ailleurs, le traitement médicamenteux qu’il faut administrer contre ces maladies peut causer des malformations ou des problèmes de santé graves chez le futur enfant.

On trouve un autre groupe de maladies en présence desquelles la grossesse peut supposer un problème, comme certaines cardiopathies, l’épilepsie, le SIDA, l’hyperthyroïdie, l’asthme, l’hypertension artérielle, etc.

Dans tous les cas, quand on souffre d’une maladie grave, il est toujours recommandé de consulter avec le médecin les possibles risques pour la mère et le fœtus, pour pouvoir décider en connaissant le point de vue médical sur le rapport risque-bénéfice et décider si on souhaite assumer le risque en connaissance de cause.

Si on ne veut pas courir le risque, la gestation pour autrui est la solution pour ce type de femmes avec des maladies susceptibles de s’aggraver avec la grossesse ou de causer des problèmes au bébé.

La gestation pour autrui est le traitement de procréation médicalement assistée qui implique le plus de questions et de doutes pour un patient. La transparence est l’un de nos rigoureux critères pour le choix des cliniques et agences que nous recommandons. Vous pouvez utiliser Le Calculateur afin d’obtenir un rapport détaillé pour répondre à vos questions et ainsi éviter les mauvaises surprises.

Un commentaire

  1. avatar
    JULIE

    Dans mon cas c’est des polypes à l’utérus et mon médecin m’a déconseillé de tomber enceinte jusqu’à ce que je fasse le traitement 🙁

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