Prix de la gestation pour autrui: frais du recours à une mère porteuse

Avoir recours à une mère porteuse est la voie la plus chère pour avoir un bébé. Au total, le prix moyen peut osciller entre 35 000 et 150 000 euros. Ces variations du budget à prévoir dépendent des besoins spécifiques des parents d’intention et du pays dans lequel se réalise la gestation pour autrui ou GPA.

Quels sont les frais responsables du tarif élevé de cette technique de procréation médicalement assistée (PMA) ? À combien peut monter la somme finale ?

Vous trouverez ci-dessous un index avec tous les points que nous allons traiter dans cet article.

Frais associés à une GPA

Avant d’indiquer les prix moyens dans différents pays du monde et de fournir des exemples concrets, il est essentiel de comprendre quels sont les prestations comprises dans le tarif global. Il faut savoir que, dans certains cas, des traitements de PMA spécifiques sont nécessaires. Il faut aussi être au fait de qui prend en charge chacun des frais.

Dans la plupart des cas, la mère porteuse reçoit une compensation économique pour le service rendu. Cette rémunération peut aller de 10 000 à 40 000 euros. Tout dépend du pays où la GPA est réalisée. Son expérience préalable, au cas où elle aurait déjà prêté son utérus, est également prise en compte.

Il faut bien sûr prévoir les frais médicaux communs à toutes les grossesses (examens gynécologiques, échographies, traitements…), les vêtements de grossesse, les déplacements entre la clinique et le domicile de la gestatrice, etc. Tous ces frais doivent être remboursés par les parents d’intention.

Parfois, l’assurance maladie de la mère porteuse couvre les frais médicaux de la grossesse elle-même, mais ce n’est pas courant, car la plupart des assurances incluent une clause qui exclut de sa couverture la gestation pour autrui.

Prix des traitements de PMA

Les frais du traitement de fertilité doivent être ajoutés à la somme finale. Une FIV peut coûter entre 3 000 et 25 000 euros, en fonction du pays où elle est réalisée et de la nécessité d’y joindre un don de gamètes (ovules et/ou sperme).

Il faut se renseigner sur la manière de travailler de la clinique de PMA choisie, en contrôlant ce qui est compris dans le devis et les à-côtés à prévoir dans un budget à part.

Une fécondation in vitro (FIV) comporte les étapes suivantes : stimulation ovarienne, ponction, fécondation et transfert embryonnaire. Chacune de ces phases peut souffrir de complications, qui pourraient amener les spécialistes à l’annuler. Il est essentiel de connaître les tarifs si la procédure devait s’interrompre, empêchant de compléter le traitement de FIV.

Une GPA est une technique de PMA. Même si la mère porteuse est jeune et en bonne santé, qu’elle a déjà vécu une grossesse pour son propre compte et ne présente en principe aucun problème de fertilité, il arrive qu’elle ne tombe pas enceinte au premier essai.

Les États-Unis jouissent des taux de réussite les plus élevés du monde en matière de PMA. Pourtant, aucune statistique ne garantit à 100% la réussite du traitement dès la première tentative, d’où l’importance de connaître les tarifs exacts pour plusieurs tentatives.

Les différences de prix d’un pays à l’autre et d’une clinique à l’autre rendent une estimation précise impossible, mais il faut se faire une idée de la somme à prévoir avant de commencer un traitement de PMA, quel qu’il soit.

Les fourchettes de prix pour des traitements de FIV dans le cadre d’une GPA sont :

  • 5 000-12 000 euros dans des clinique en Grèce, Russie ou Ukraine
  • 8 000-15 000 euros au Canada
  • 22 000-44 000 euros aux USA

Le besoin d’un don d’ovocytes est l’un des facteurs les plus importants d’augmentation des prix. Le recours à des examens et techniques supplémentaires comme le DPI (diagnostic préimplantatoire) sont également responsables de la hausse du devis.

À cela s’ajoutent les imprévus liés à la grossesse, comme une grossesse multiple (le plus souvent, des jumeaux) ou un accouchement par césarienne, qui alourdissent la facture.

Avant de se lancer dans une GPA, il faudra s’informer pour savoir si l’assurance de la mère porteuse la couvre, elle et sa famille, en cas de lésion ou de décès dans le cadre de la gestation.

Honoraires des agences

Les agences sont des entreprises que se chargent du recrutement des candidates qui s’offrent à porter l’enfant d’une autre ou d’autres personnes. Elles se chargent de la sélection, ainsi que de la procédure connue sous le nom de matching, qui consiste à associer une candidate adaptée aux parents d’intention.

Comme pour le reste, le prix des agences est fonction de la destination choisie. Dans des pays comme la Grèce, la Russie ou l’Ukraine, la somme touchée par les agences en échange de leurs services tourne autour de 8 000-12 000 euros. Au Canada, elles demandent entre 12 000 et 16 000 euros, et aux États-Unis entre 15 000 et 20 000 euros.

Il est fondamental de se renseigner au sujet des services proposés par l’agence. Cela suppose de comprendre parfaitement toutes les clauses du contrat qui va être signé.

L’aide d’un traducteur est indispensable si on ne contrôle pas la langue : les contrats de GPA sont relativement complexes et prendre connaissance de chaque point es essentiel pour éviter les mauvaises surprises.

Frais juridiques

Les frais juridiques sont un facteur important à prendre en compte, de même que tous les autres frais liés à l’inscription de l’enfant dans les registres de l’état civil.

Certains pays obligent les parents d’intention, de même que la mère porteuse à engager un avocat. Toutes les dépenses seront assumées par les parents d’intention.

Les tarifs vont en général de 6 000 à 9 000 euros mais varient d’un pays à l’autre puisque ces services ne sont pas obligatoires partout. Ils sont néanmoins fortement conseillés, car ne pas connaître les lois du pays dans lequel est réalisé le traitement peut supposer de graves erreurs de la part des parents d’intention.

De nombreux futurs parents décident de compter sur l’aide d’avocats et de conseillers juridiques dans leur pays d’origine pour qu’ils les aident à ramener l’enfant et à faire reconnaître légalement leur filiation.

La partie administrative est souvent l’étape qui fait le plus peur. Les parents s’inquiètent de ne pas pouvoir ramener leur enfant avec eux, c’est pourquoi il est important de faire appel à un expert de la législation française.

Le coût de ces services monte à 3 000-6 000 euros. Il ne s’agit pas d’un aspect indispensable du traitement sur le plan médical, mais cela peut aplanir bien des difficultés sur le plan administratif et juridique.

Il faut souligner un fait trop souvent omis : le budget à prévoir pour les déplacements et le logement dans le pays où la GPA a lieu. Deux voyages au moins sont nécessaires : le premier pour mettre en route le traitement de PMA (obtention des gamètes, FIV et transfert embryonnaire) et l’autre au moment de la naissance de l’enfant.

Or, le dernier séjour peut durer environ un mois, non seulement pour pouvoir être présent sur place le jour de l’accouchement (ce qui est fortement recommandé), mais aussi à cause des démarches administratives, qui peuvent prendre de 3 à 5 semaines.

Tant que le nouveau-né ne dispose pas de papiers en règle ni de passeport, il ne doit et ne peut pas sortir du territoire pour rentrer en France. La somme à prévoir pour les séjours sur place est trop souvent oubliée alors qu’elle fait partie des dépenses les plus importantes.

Compensation financière à la mère porteuse

L’argent que touchent les gestatrices peut aller de 10 000 à 40 000 euros.

C’est aux États-Unis qu’elles reçoivent la compensation économique la plus forte, d’autant plus que la loi ne marque aucune limite.

Au Canada, au contraire, il est interdit de proposer une rétribution à la mère porteuse, mais elle est défrayée de toutes les dépenses occasionnées par la grossesse, dans la limite stipulée de 20 000 euros environ.

Dans le cas de la Grèce, la législation interdit que la compensation financière dépasse les 12 000 euros.

En Russie et en Ukraine, il faut compter de 10 000 à 15 000 euros comme paiement à la mère porteuse.

Prix total d’une gestation pour autrui

En tenant compte de ces facteurs, le calcul du prix moyen d’un traitement de subrogation donne un total allant de 35 000 à 150 000 euros.

Aux États-Unis, le prix global pour une GPA va de 80 000 à 240 000 euros, et peut augmenter considérablement en présence de complications médicales. En effet, le système de santé y est totalement privé. La recommandation est de disposer de 20% de la somme initialement prévue pour faire face aux éventualités. Pour cette raison, il est difficile, dans les faits, de prévoir moins de 100 000 euros.

Suivez le lien pour en savoir plus : GPA aux États-Unis.

Au Canada, il faut prévoir de 40 000 à 90 000 euros. Pour parer aux imprévus, un à-côté de 10 000 euros semble raisonnablement suffisant, car le système de santé est public et couvre les frais de la grossesse de la mère porteuse canadienne.

Nous vous proposons des informations détaillées sur le Canada : GPA au Canada.

En Grèce, en Ukraine et en Russie, le coût approximatif d’un processus de GPA se situe aux alentours de 40 000-80 000 euros. Dans le cas de ces destinations, comme le coût de la santé n’est pas trop élevé, il semble suffisant de tenir en réserve 10 à 15% en plus du budget établi pour couvrir les dépenses inattendues.

Pour évaluer les avantages et les inconvénients de chacune de ces destinations, cliquez sur les liens : GPA en Grèce, GPA en Ukraine, GPA en Russie.

Vous pouvez aussi découvrir la Géorgie, une destination encore méconnue : GPA en Géorgie.

Les paiements ne s’effectuent pas en une seule fois. Ils commencent dès le début du traitement de fertilité. La compensation à la mère porteuse est, quant à elle, versée lorsque la grossesse est confirmée, et généralement de manière fractionnée chaque mois.

Faire face aux imprévus

Comme nous le mentionnons plus haut, le prix d’une GPA peut dépasser le budget prévu dans le devis initial à partir du moment où des complications se produisent à la fécondation, durant la grossesse, au moment de l’accouchement ou même après.

Même si la gestatrice a mené à bien une ou plusieurs grossesses par le passé, elle ne tombe par forcément enceinte dès la première tentative. Répéter le transfert embryonnaire augmente le prix du traitement de fertilité.

Au sujet des complications liées à la grossesse et à l’accouchement, les risques les plus fréquents sont ceux de pré-éclampsie, de diabète gestationnel, insuffisance pondérale à la naissance et accouchement prématuré, en particulier pour les cas de grossesses multiples.

Pour toutes ces raisons, se lancer dans une GPA avec un budget trop serré est risqué, car, une fois que le bébé est en route, il n’y a plus moyen de faire machine arrière.

Vos questions fréquentes (FAQ)

Le tarif des mères porteuses est-il élevé ?

Cela dépend de la législation et des prix pratiqués dans le pays choisi. Une gestatrice peut recevoir une rémunération (GPA commerciale) ou être simplement défrayée (GPA altruiste). Parfois, une limite raisonnable est fixée. De façon général, il faut compter de 10 000 à 40 000 euros.

Quoi qu’il en soit, la somme touchée par la mère porteuse ne représente qu’une partie du budget global à prévoir.

Pourquoi y a-t-il tant de différences de prix entre les pays qui autorisent la GPA ?

Le prix dépend de plusieurs facteurs qui se cumulent :

Le traitement de procréation médicalement assistée
Chaque pays impose ses prix pour la FIV et le transfert embryonnaire, auxquels il faut ajouter si nécessaire le don d’ovocytes ou le DPI, ainsi que le coût de tentatives supplémentaires si la mère porteuse ne tombe pas enceinte au premier essai.
Le système de santé du pays choisi
S’il est public, le coût est réduit d’autant, alors que s’il est privé, les parents d’intention doivent prendre en charge tous les frais médicaux de la mère porteuse ou souscrire pour elle une assurance maladie.
Le tarif des conseillers juridiques et des avocats
Les services offerts pour orienter et aider les parents d’intention dans tous les aspects légaux, ainsi que les taxes sur les papiers nécessaires et les frais de séjour, le temps de réaliser les démarches administratives indispensables, varient en fonction des besoins, du pays de naissance du bébé et du pays d’origine des parents d’intention.
La compensation financière
Elle peut varier en fonction de l’expérience de la mère porteuse, de l’accouchement (naturel ou par césarienne), du type de grossesse (gémellaire, multiple), etc. Parfois, la loi fixe une limite à ne pas dépasser.

Quel est le prix d’une mère porteuse en Belgique ?

En Belgique, la GPA n’est ni autorisé ni interdite. Elle bénéficie d’un flou juridique, c’est-à-dire qu’elle n’est ni punie ni encadrée, mais ce sont les centres de fertilité qui imposent leurs normes.

Il y a un rejet de la commercialisation de la gestation pour autrui. Le service prêté n’est jamais rémunéré à la mère porteuse. De plus, il s’agit d’un pays frontalier de la France, ce qui réduit les coûts de déplacement, situé dans l’Union européenne, ce qui simplifie les démarches administratives. Le prix global pour une GPA est donc moindre que dans les destinations que nous décrivons dans l’article.

Cependant, à cause des restrictions et de la préférence donnée aux citoyens belges, beaucoup de demandes sont rejetées et le tourisme des mères porteuses est presque inexistant. C’est la raison pour laquelle nous ne recommandons pas la Belgique comme destination possible.

Le prix d’une GPA est-il plus intéressant aux États-Unis ou au Canada ?

D’un point de vue exclusivement financier, le Canada est une destination bien meilleur marché que les États-Unis, qui présentent les prix les plus élevés du monde, principalement à cause du système de santé privé et de la rémunération de la mère porteuse. Au Canada, en revanche, la GPA est obligatoirement altruiste et le système de santé couvre les frais de la grossesse.

Cependant, le critère économique n’est pas le seul qui entre en ligne de compte : au Canada, les délais sont plus longs et la recherche de la candidate qui accepte de porter le bébé est plus difficile, car les agences ne peuvent pas faire de publicité.

Quel est le prix d’une gestation pour autrui en Inde ?

En Inde, le prix pour recourir à une mère porteuse était d’environ 20 000-30 000 euros. Beaucoup de parents d’intention choisissaient de s’y rendre, car il s’agissait d’un des pays meilleur marché. Cependant, depuis la révision de la loi en 2015, les étrangers n’ont plus accès à cette méthode de PMA.

Combien coûte une mère porteuse en Espagne ?

En Espagne, la GPA est pour le moment interdite, même si des débats sont en cours pour la légaliser. Actuellement, il n’y a donc pas de prix établi pour accéder à cette pratique non autorisée.

La rédaction vous recommande

Le paiement à la mère porteuse est peut-être l’aspect qui soulève le plus de polémiques sur le plan éthique. Si ce sujet vous intéresse, suivez le lien : Rémunération de la mère porteuse.

Vous désirez comprendre comment fonctionne la procédure du point de vue médical ? Nous nous conseillons notre article Fécondation in vitro.

Comprendre le contrat de GPA est essentiel avant de s’engager. Pour vous aider à vous faire une idée, nous vous proposons un exemple de contrat-type : Contrat de gestation pour autrui.

Vous souhaitez comparer les prix pratiqués dans plusieurs pays du monde? Vous pourrez en plus vous informez des dispositions légales et des aspects pratiques de chaque destination si vous vous rendez sur la page Situation internationale de la gestation pour autrui.

9 commentaires

  1. avatar
    labelge

    C’est hyyyper cher aux États-Unis  ! Ça a beau être le pays ayant le meilleur taux de réussite, si ça ne marche pas on doit l’avoir mauvaise avec tout l’argent dépensé !

  2. avatar
    BEASTEPH

    Bonjour,

    Nous sommes un couple reconstitué et avons chacun nos enfants, mais après une opération nous ne pouvons plus avoir d’enfant. Nous souhaitons faire une procédure GPA en Ukraine. Que pouvez-vous nous dire sur le procédé à suivre pour que l’on puisse y arriver ?
    Merci de votre compréhension.
    Cordialement,

    beasteph

    • avatar
      Isabelle GuttonSpécialiste en gestation pour autrui

      Bonjour beasteph,

      Toutes les informations que vous cherchez se trouvent ici : GPA en Ukraine.

      Actuellement, nous collaborons avec une clinique en Ukraine, si vous voulez la contacter : Agences en Ukraine.

      Bonne journée

  3. avatar
    Léo

    Bonjour… Je suis un homme divorcé et je cherche des renseignements sur la maternité de substitution. Des pays pour moi? À quels prix? Merci

    • avatar
      Isabelle GuttonSpécialiste en gestation pour autrui

      Bonjour Léo,

      Je vous conseille de lire notre article d’information Être père célibataire et de consulter le tableau suivant : Modèles familiaux, qui vous permettra de vous faire une idée des pays adaptés à votre situation.

      À partir de là, en vous référant à la page Situation internationale de la GPA, cliquez sur les pays qui vous intéressent pour obtenir les informations que vous souhaitez savoir.

      À bientôt sur Babygest.

  4. avatar
    FABIOLA

    Bonjour,

    je suis une célibataire de 30 ans d’origine africaine et vivant en Afrique
    Pensez-vous qu’il y ait faisabilité pour moi d’avoir recours à une mère porteuse?
    si oui, où puis-je avoir recours à une mère porteuse et pas à des pris exorbitants comme aux USA?
    Quelle agence de GPA INTERNATIONALE me recommanderiez vous?
    Avez vous une idée du temps que la procédure peut prendre?
    Merci infiniment de votre retour

    • avatar
      Isabelle GuttonSpécialiste en gestation pour autrui

      Bonjour Fabiola,

      Vous posez beaucoup de questions, et vous avez bien raison !!!
      En plus des États-Unis, le Canada, la Russie et la Grèce permettent l’accès à la GPA aux femmes célibataires. Tous ces pays sont plus accessibles économiquement parlant que les États-Unis, en particulier la Russie et la Grèce.
      Cependant, vous devrez consulter un avocat dans votre pays d’origine, car, en fonction de la législation de votre pays (que vous ne nous indiquez pas), vous pourriez avoir des problèmes pour faire reconnaître la filiation, comme c’est le cas pour les femmes célibataires françaises.
      Quant au temps à prévoir, cela dépend beaucoup du pays. Au Canada, par exemple, la procédure est plus longue car les mère porteuses sont volontaires et ne reçoivent pas de rémunération: il y a donc moins de candidates. Les délais vont varier selon chaque situation: recherche d’informations, le contact avec une ou différentes agences, rencontre ou non avec la mère porteuse, réussite de la FIV au premier essai ou non, les 9 mois de la grossesse, le temps consacré aux démarches administratives… beaucoup de facteurs entrent en jeu. Comptez un an minimum.
      Enfin, comme nous sommes un magazine en ligne, nous ne pouvons pas faire de la publicité pour une agence en particulier.

      Bonne chance dans votre projet parental !

  5. avatar
    FABIOLA

    Bonjour Isabelle et merci énormément pour votre réponse
    Je suis au Cameroun et je vis au Cameroun
    Ça fait un bon bout de temps que je me renseigne sur l’adoption et la gpa et leur faisabilité ici au Cameroun aussi
    Le problème est que pour l’adoption dans mon pays il faut avoir minimum 40 ans…
    Quant à la gpa, il fait partie (selon mes informations) des pays dans lesquels la loi est muette comme en Belgique, la loi n’en parle pas, donc la GPA n’est pas interdite mais n’est pas non plus légale et vu que (selon mes connaissances en droit), notre législation est quand même calquée sur le modèle français je dirais aussi qu’effectivement il y’a risque au niveau de la filiation mais comme vous dites je me renseignerai auprès de mon avocat.

    Pour vous résumer un peu ma situation :
    j’ai de graves problèmes de santé que j’ai découvert il y’a dix ans : PAS d’utérus, trompes atrophiées, DERNIER chromosome XY selon mon caryotype et ovules non fécondable à moins d’être soumis à un traitement normal…Je suis une vrai énigme…je le dis en souriant mais je dors tous les soirs en pleurant..je ne peux pas adopter dans mon pays parce qu’il faut avoir 40 ans et donc je fais appel à vous en ultime recours pour savoir s’il m’est possible d’avoir recours à une GPA en Grèce ou en Belgique.

    • avatar
      Isabelle GuttonSpécialiste en gestation pour autrui

      Bonjour FABIOLA,

      Je comprends votre situation et je vous souhaite beaucoup de courage et de force.

      La Grèce serait une destination possible, car elle permet aux femmes seules de bénéficier d’une GPA (avec possibilité de don d’ovocytes). D’après ce que vous écrivez, vous remplissez a priori les conditions d’âge et d’infertilité pour vous y rendre. La filiation avec le bébé est déterminée par un tribunal grec avant même le transfert embryonnaire. Voyez avec votre avocat si cette sentence judiciaire peut être reconnue au Cameroun.
      Quant à la Belgique, même s’il n’y pas pas de loi, les hôpitaux qui pratiquent la GPA la réservent aux couples et non aux personnes seules. Cela ne semble donc pas une option pour vous.

      Je vous laisse deux liens vers nos articles consacrés a ces deux pays :

      GPA en Grèce
      GPA en Belgique

      Bon courage, et renseignez-vous bien sur le retour avec le bébé dans votre pays.