GPA et PMA: les techniques de procréation assistée

La gestation pour autrui ou GPA est considérée comme une méthode de procréation médicalement assistée (PMA) qui fait appel pour la gestation à la participation d’une tierce personne, la mère porteuse. Elle est possible grâce aux progrès de la médecine.

Elle s’appuie sur les techniques principales de l’assistance médicale à la procréation que sont la fécondation in vitro (FIV) et l’insémination artificielle. Celles-ci sont complétées par des techniques supplémentaires comme le diagnostic génétique préimplantatoire (DPI) ou le don d’ovules et de spermatozoïdes.

Vous trouverez ci-dessous un index avec tous les points que nous allons traiter dans cet article.

La procréation médicalement assistée

Les progrès de la médecine permettent maintenant aux couples souffrant de problèmes de fertilité et aux personnes célibataires d’avoir un enfant. Par le passé, la seule option possible était l’adoption.

Les techniques de procréation existent depuis longtemps. En effet, la première insémination artificielle humaine aboutissant à une grossesse a été réalisée en 1789 par le chirurgien écossais John Hunter.

Mais c’est au XXe siècle que les techniques de procréation assistée ont surtout progressé pour offrir de réels espoirs à toutes les personnes confrontées à l’infertilité.

En 1978 naît Louise Brown, le premier bébé-éprouvette.

Quarante après la première FIV ayant abouti à une naissance, on emploie cette méthode de façon généralisée pour l’assistance médicale à la procréation.

De nombreuses autres techniques ont été développées depuis pour offrir des solutions à toutes les personnes qui veulent devenir parents.

Les techniques de base

Différents traitements sont possibles, mais tous dérivent en fait des deux techniques de base que nous expliquons ci-après :

L’insémination artificielle
c’est la plus simple des techniques de PMA. Elle consiste à déposer dans la cavité utérine le sperme préparé en laboratoire. La fécondation a lieu de façon naturelle dans l’appareil reproducteur de la femme.
La fécondation in vitro
les ovules sont prélevés grâce à une ponction folliculaire. Dans le cadre d’une FIV classique ou conventionnelle, ils sont fécondés ensuite en laboratoire au contact des spermatozoïdes. Avec la technique de l’ICSI, le spermatozoïde est directement introduit à l’intérieur de l’ovule grâce à une micro-injection. Une fois l’ovule fécondé, le zygote (cellule non divisée) se forme. C’est après la division cellulaire que l’on obtient l’embryon, qui sera transféré à l’utérus de la patiente.
ICSI est l’acronyme en anglais pour injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde.

Les techniques complémentaires

Ces deux techniques de base se sont peu à peu adaptées et de nouvelles techniques complémentaires sont apparues pour améliorer les options de traitement des patientes. On peut citer :

Le don de gamètes
le don d’ovocytes et le don de sperme.
La congélation de gamètes (ovules et spermatozoïdes) et d’embryons
on peut utiliser la congélation lente ou la vitrification.
Le diagnostic préimplantatoire (DPI)
l’analyse génétique des embryons pour éviter les maladies et les anomalies génétiques.

On peut avoir recours à du sperme de donneur pour pratiquer une insémination artificielle ou une FIV. Cependant, le don d’ovocytes est incompatible avec l’insémination artificielle. Il faut alors pratiquer une FIV et on a tendance à préférer alors l’ICSI.

Les techniques de procréation médicalement assistée s’utilisent également lorsque que l’on désire éviter la transmission de maladies héréditaires.

Des pratiques comme le DPI ou le dépistage génétique préimplantatoire (PGS en anglais) servent à vérifier l’absence d’altérations génétiques chez les embryons.

La procédure consiste à prélever une cellule ou un ensemble de cellules de l’embryon pour analyser l’échantillon en laboratoire. Si une anomalie chromosomique est détectée, seuls les embryons sains seront transférés à la patiente.

Un autre fait marquant dans l’évolution des techniques de PMA a été la découverte du processus de vitrification pour préserver les ovules et les embryons. Il s’agit d’une méthode de congélation ultra-rapide qui permet de conserver les cellules sans dégâts.

De cette façon, si plus d’embryons que nécessaires sont produits au cours d’un traitement de fertilité, ils peuvent être cryoconservés pour un usage postérieur.

On tire alors le meilleur parti des ressources car si la famille souhaite s’agrandir ou si la nidation des embryons transférés ne s’est pas produite, il ne sera pas nécessaire de recommencer le cycle de prélèvement des ovocytes et de fécondation in vitro depuis le début.

Quelles techniques de PMA s’utilisent en GPA ?

Les techniques de PMA sont indispensables dans le cadre de la gestation pour autrui. Ainsi, on distingue deux types de GPA en fonction de la technique de PMA utilisée :

La GPA partielle ou traditionnelle
on emploie la technique de l’insémination artificielle ou, à défaut, une FIV avec les ovules de la mère porteuse.
La GPA complète ou totale
on utilise la fécondation in vitro (conventionnelle ou ICSI) avec les ovules de la mère d’intention ou d’une donneuse.

Actuellement, la GPA traditionnelle n’est plus une pratique très commune, car elle implique que la mère porteuse fournisse aussi les ovules, en plus de sa capacité à la gestation. Cela signifie l’existence d’un lien génétique entre le bébé et la mère porteuse.

On préfère réaliser une FIV sans utiliser les ovocytes de la mère porteuse.

La GPA complète, c’est aussi la possibilité pour la mère d’intention de fournir ses propres ovules (si elle le peut) et d’avoir un enfant biologique par GPA. Si le père d’intention apporte également son sperme, le bébé sera alors pleinement l’enfant biologique de ses parents d’intention.

À défaut, on utilise des gamètes provenant de donneurs, anonymes ou non. Dans tous les cas, on évite d’utiliser les ovules de la mère porteuse et le sperme de son mari.

En plus du don de gamètes (si nécessaire), les embryons non transférés peuvent être cryoconservés. Si la mère porteuse ne tombe pas enceinte dès la première tentative, il suffira de décongeler les embryons pour répéter le transfert embryonnaire.

Le DPI peut aussi être utilisé pour une GPA. Certains pays comme les États-Unis pratiquent l’analyse génétique des embryons de manière systématique et permettent même de choisir le sexe du bébé. Cependant, le plus souvent, le DPI se réalise uniquement sur avis médical, en présence de facteurs de risques.

Si vous pensez à une GPA à l’étranger, vous trouverez toute l’aide dont vous aurez besoin sur la plate-forme en ligne Surrofair, qui regroupe des entreprises de confiance (conseillers, agences, cliniques…) dans différents pays du monde.

De plus, vous pourrez bénéficier de l’aide de l’assistante virtuelle Lucy qui saura vous conseiller quant au choix d’un pays adéquat.

Vos questions fréquentes (FAQ)

Si l’insémination artificielle est la plus simple des techniques de PMA, n’est-elle pas aussi la moins chère ?

Il est vrai que l’insémination implique moins de manipulations et l’intervention de moins de participants que la FIV. Son coût de revient est donc automatiquement moindre.

Cependant, la raison principale pour laquelle on préfère la FIV au lieu de l’insémination artificielle n’est pas économique. Il s’agit d’éviter la situation par laquelle la mère porteuse est aussi la mère biologique du bébé.

On utilisera de préférence les ovules et le sperme des parents d’intention, afin qu’ils puissent être les parents biologiques de l’enfant. À défaut, on fera appel à des donneurs de gamètes. Cela permet de réduire l’impact psychologique de la séparation lorsque la mère porteuse remet le bébé à ses parents.

La procédure de FIV est-elle la même pour une GPA que pour une femme qui va porter son propre enfant ?

La procédure est la même. La seule différence est que le transfert embryonnaire se fait à une tierce personne : la mère porteuse.

Quant au reste, le processus est le même. On réalise la stimulation ovarienne et la ponction folliculaire à la mère d’intention ou à une donneuse, la fécondation a lieu en laboratoire par FIV conventionnelle ou par ICSI, les embryons se développent en milieu de culture et le ou les meilleurs sont transférés à l’utérus de la mère porteuse. Les embryons surnuméraires seront vitrifiés pour une utilisation future en cas de besoin.

Les différentes techniques de PMA présentent-elles plus de risques dans le cadre d’une gestation pour autrui ?

Les risques associés à la gestation pour autrui sont les mêmes que pour une grossesse naturelle ou un traitement de PMA. Il y a moins de risques pour la mère porteuse que pour la patiente souffrant de problèmes de fertilité, car les mères porteuses sont précisément sélectionnées pour leur bonne santé et leur capacité démontrée à la gestation (on leur demande presque toujours d’avoir eu un enfant pour leur propre compte au préalable).

Peut-on choisir le sexe du bébé en GPA ?

C’est techniquement possible, mais ce n’est pas toujours légalement permis. Dans la plupart des pays, l’analyse génétique des embryons n’est autorisée qu’à des fins thérapeutiques, c’est-à-dire pour éviter la transmission d’une maladie grave à la descendance. Cependant, certains pays comme les États-Unis ou l’Ukraine permettent le DPI dans le but de choisir le sexe du bébé, tant pour des traitements de FIV pour soi-même que dans des cas de gestation pour autrui.

La rédaction vous recommande

C’est la provenance des ovules, associée à la technique de PMA employée, qui conditionne le type de GPA. Pour plus de détails sur ce sujet, lisez Types de gestation pour autrui.

Le don (d’ovocytes, de sperme, d’embryons) est un aspect essentiel de l’assistance médicale à la procréation. Quand a-t-on besoin d’un don ? Toutes les réponses sur : Don.

Les progrès des techniques de congélation ont permis une amélioration des conditions d’usage des gamètes, qu’il s’agisse de don ou de conservation pour un usage personnel. Il en est de même pour les embryons : Vitrification des embryons.

Choisir le sexe du bébé est strictement interdit en France. Cependant, c’est une réalité dans d’autres pays du monde. Pour en savoir plus, suivez le lien: Choisir le sexe du bébé.

2 commentaires

  1. avatar
    ingrid488

    Quand on y pense la GPA est juste une méthode de plus pour devenir parents, pas de quoi en faire tout un plat…

    • avatar
      Hélène

      Mmmmm…. Du point de vue technique, peut-être… Mais c’est quand même carrément différent du point de vue humain. Et si la grossesse se passe mal ? Et si la mère porteuse en subit les conséquences ? Qui va porter la responsabilité de ça ?
      Pas de quoi en faire tout un plat ? Il y a quand même pas mal de questions non résolues derrière ce que vous appelez « juste une méthode plus pour devenir parents »…

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