Fragmentation du concept de mère traditionnelle

Le concept de mère traditionnelle regroupe le fait génétique (transmission de l’ADN par l’ovule), la gestation (le fait de porter l’enfant au cours de la grossesse) et le lien social et légal (le fait d’être responsable de l’enfant jusqu’à sa majorité et de lui donner un cadre familial, affectif et éducatif).

Cependant, les progrès des techniques de procréation médicalement assistée ont fait voler en éclat cette conception unifiée (la seule exception historique se donnant en cas d’adoption). La possibilité du don d’ovocytes a permis qu’une femme ait un enfant dont elle n’est pas la mère génétique.

La gestation pour autrui (GPA) va encore au-delà puisqu’une femme peut désormais mener une grossesse pour le compte d’une autre femme, la mère d’intention, qui aura la responsabilité parentale aux yeux de la société et de la loi. Si la mère d’intention peut apporter ses ovocytes, elle sera aussi la mère génétique.

Si une mère porteuse ou gestatrice est également celle qui apporte ses ovocytes, on parle de mère porteuse traditionnelle. En revanche, si la mère porteuse porte un embryon créé à partir d’un ovocyte de la mère d’intention ou d’un ovocyte de donneuse, on parle de mère porteuse gestationnelle. C’est la modalité la plus fréquente de nos jours.

Cliquez ici pour lire l'article complet :    52
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies propres et de tiers pour vous proposer des publicités ciblées adaptés à vos centres d’intérêts et réaliser des statistiques de visites. En savoir plus sur les cookies.